La région des lacs, entre Chili et Argentine – 11/01 au 22/01

Villarrica – Pucon : Premiers tours de roues à trois

Nous arrivons à Villarrica en bus directement depuis Santiago. C’était un bus de nuit et nous n’avons pas vu défiler les centaines de kilomètres. Nous attendons Camille qui lui aussi a pris un bus, mais celui après le nôtre (on s’est dit que trois vélos dans le même bus, le chauffeur n’allait peut-être pas apprécier). Une fois l’équipe au complet, nous prenons la route.

Nous quittons le petit village de Villarrica par une piste cyclable qui longe le lac. C’est vraiment agréable, mais ça ne dure pas bien longtemps car ensuite on enchaîne montées et descentes sur une route fréquentée. Cependant, nous n’avons pas beaucoup de kilomètres à faire aujourd’hui et nous arrivons rapidement à Pucon sous un ciel très nuageux. Nous partons voir le lac mais il nous est impossible d’apercevoir les montagnes environnantes. C’est à Pucon et en compagnie d’un cycliste chilien que nous goûterons notre premier terremoto, un cocktail local à base de vin blanc, de pisco et de sorbet à l’ananas.

Premier terremoto en compagnie de Camille
Premier terremoto en compagnie de Camille

Petite présentation de notre acolyte : Camille, barbu normand, déjà rencontré à La Paz, Valparaiso et Santiago. Cyclotouriste voyageant seul depuis Quito jusqu’à Ushuaïa, il va se joindre à nous pour partager les routes chiliennes et argentines et de bonnes soirées. Son blog : camembertconcarne.fr.

Parc Huerquehue : petite journée rando en terre du milieu

Sentier de Los Lagos
Sentier de Los Lagos
Lago Verde
Lago Verde

Aujourd’hui, on laisse les vélos au camping et on prend les bâtons de randonnée. Nous partons arpenter les sentiers du parc Huerquehue accompagnés par le bruit des piverts. Après quelques bonnes côtes, nous découvrons plusieurs lacs que le soleil peine à éclairer. Telle la communauté, Fabien parcourt le chemin avec un bâton accompagné par la musique du Seigneur des Anneaux sifflée par Camille puis reprise par un flûtiste au bord d’un lac. Cette petite journée de randonnée suivie d’un bon barbecue au camping nous requinque pour les jours à venir où nous allons retraverser les Andes.

Après peu d'effort, beaucoup de réconfort
Après peu d’efforts, beaucoup de réconfort

Pucon – Puesco : Une montée de col sous l’œil du volcan Villarrica

Le départ est tardif et nous partons sans avoir trouvé de l’essence ni de carte de la région. En quittant la ville et tout le long du chemin, nous avons une magnifique vue sur le volcan Villarrica toujours fumant après son éruption de mars dernier. D’ailleurs, la mairie de Pucon dispose d’un feu tricolore informant de la menace volcanique.

Le sommet fumant du Villarrica
Le sommet fumant du Villarrica

Le début du chemin est plutôt facile. Nous commençons sur une piste cyclable, mais elle s’arrêtera sans prévenir au milieu de rien. Nous enchaînons les montées et descentes en suivant les indications de Louise et Baptiste passés par là une dizaine de jours plus tôt. En fin de journée, c’est uniquement de la montée. La pente s’accentue de plus en plus. Nous nous arrêtons à l’office du tourisme de Puesco pour nous recharger en eau et demander s’il est possible de bivouaquer dans les environs. La dame nous amènera alors dans les bois, près de la rivière. C’est un super lieu de bivouac où nous serons tranquilles avec à disposition des tables de piquenique et un robinet : le luxe du camping sauvage ! Nous commençons à nous habituer à notre nouveau compagnon de route, Camille. Nous passons de bonnes soirées et tardons à aller nous coucher car maintenant la nuit ne tombe pas avant 22h. Ça nous change des soirées équatoriennes où il faisait nuit noire à 18h !

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Notre premier bivouac tout confort

Puesco – Bivouac (avant Junin de los Andes) : Passage en Argentine

Départ avant 9h pour terminer cette fichue montée commencée la veille. Nous allons retraverser les Andes pour aller en Argentine et ça se sent dans les jambes. Nous commençons la journée par 4km de côte ininterrompue à plus de 10%. C’est dur ! Presque arrivés en haut nous croisons Mélanie et Vincent (lasellerit.com), deux toulousains qui circulent en sens inverse de nous et avec qui nous partageons plusieurs infos. Ils nous indiquent notamment un super lieu de bivouac où nous pourrons camper ce soir, côté argentin.

Mélanie et Vincent remontant vers le Nord
Mélanie et Vincent remontant vers le Nord

Ensuite la pente s’adoucit. Nous longeons un lac et des forêts d’araucanias, un arbre endémique. La vue récompense nos efforts. Le passage de frontière est plutôt rapide et sans aucun contrôle. On note bien la différence entre le Chili et l’Argentine car l’asphalte chilienne laisse place à 15km de piste argentine faite de cailloux et de sable. Nous déjeunons près d’une rivière avec une magnifique vue sur le volcan Lanin. C’est également dans ces environs que nous faisons la connaissance des taons qui nous envahissent. Fabien sera le premier à se faire piquer.

Lago Quilleihue
Lago Quilleihue
Volcan Lanin
Volcan Lanin devant une forêt d’araucarias
piste argentine
Après l’asphalte chilienne, bienvenue sur la piste argentine

L’après-midi sera plutôt vallonnée mais on file vite. On reconnait rapidement l’intersection et la rivière indiquées par les cyclos de ce matin. Nous nous installons près de la rivière, près d’un pont archaïque, seulement visibles des quelques pêcheurs du coin. Pas de poisson ou de crabe au menu de ce soir, mais nous filtrerons quand même l’eau de la rivière pour nous réapprovisionner.

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Petite séance filtrage de l’eau (merci à l’équipe Deloitte 😉 )
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Lieu de bivouac très sympathique au bord de la rivière

Bivouac avant Junin – Bivouac après San Martin : une route peu cyclo-sympathique

Encore une fois, la route d’aujourd’hui est une belle asphalte mais vallonnée. En un peu plus d’une heure, nous parcourons les 21km qui nous séparaient de Junin de Los Andes, petit village argentin sans prétention. Puis nous parcourons la quarantaine de kilomètres jusque San Martin sur une route avec beaucoup de circulation et pas mal de vent latéral ou de face. Camille prend la tête de notre petit groupe et on file ensemble contre le vent. Malgré tout, le moral est au beau fixe et les vélos chargés n’empêchent pas les garçons de faire la course avec un cycliste sur route, qu’ils rattraperont et attendront en haut de la côte !

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Les Breizhiliens à l’assaut de l’Argentine
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La mythique route 40 argentine

San Martin est une station balnéaire au bord d’un lac. Les prix y étant très chers, nous nous ravitaillons en eau (mais pas en nourriture car ici on fait la sieste jusque 17h donc tout est fermé) et nous repartons. Nous empruntons une piste cyclable qui nous offre une magnifique vue plongeante sur le lac. Nous poursuivons ensuite par une petite route de montagne. Arrivés à 950m d’altitude, nous trouvons un bon lieu de bivouac en retrait mais pas trop loin de la route tout de même. Comme les jours précédents, nous nous buvons un petit café/thé après nous être installés.

Lago Lacar
Lago Lacar

Le soir, cinq enfants, de 6 à 2 ans, accompagnés de deux chiens viennent à notre rencontre. A priori, nous sommes sur leur terrain. Leur mère, qui cueille des fruits à côté, accepte de nous laisser dormir là ce soir et nous propose son aide si on a besoin de quelque chose, comme de l’eau par exemple. La nuit sera un peu fraiche, mais nous dormirons bien sous notre arbre mort.

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Bivouac près de notre arbre mort

Bivouac après San Martin – Bivouac après Pichi Traful : des lacs et des touristes

Ce matin, nous terminons la côte pour enfin nous rendre au milieu des lacs. Nous en voyons certains vraiment magnifiques. Mais voilà, les batteries de notre appareil photo sont à plat, c’est donc Camille qui devient notre photographe officiel. Au hasard d’une montée, nous rencontrons un cyclotouriste tchèque qui a démarré son voyage à Ushuaia. Il nous dit que le Sud c’est vraiment très difficile. Nous croisons au même moment deux locaux (ou locos) en skate board avec de gros sacs de rando. Ça doit vraiment être difficile avec toutes ces montées et descentes. Nous voyons beaucoup de randonneurs faisant du stop et nous croisons beaucoup de cyclistes en chemin. C’est un sentiment étrange car jusqu’alors nous étions peu à arpenter les routes sud-américaines à vélo.

Chapelle aperçue le temps d'une pause déjeuner
Chapelle aperçue le temps d’une pause déjeuner

Sur le chemin, il y a bien quelques campings gratuits mais ils sont bondés et on a encore de la force et du temps pour continuer. C’est derrière une rangée d’arbres que nous installons nos tentes. Nous y sommes bien tranquilles et nous pouvons partir nous coucher tôt après une bonne discussion sur l’Histoire du Chili et de l’Argentine.

Lago Falkner
Lago Falkner

Bivouac après Pichi Traful – Bivouac à la bifurcation vers la frontière : petit détour par la société de consommation

Lago Correntoso
Lago Correntoso

Le réveil est humide, la rosée a trempé nos tentes ainsi que les sacs de couchage. Malgré nos efforts, ils ne sècheront pas car il fait froid et humide et que le soleil n’a pas encore dépassé les arbres qui nous entourent. Les premiers kilomètres sont rapidement effectués car aujourd’hui il y a plus de descentes que de montées. Le GPS nous donne encore des indications de dénivelé totalement erronées. Le parcours nous offre de jolies vues sur les lacs. Après une trentaine de kilomètres, nous rejoignons une bifurcation : la route part soit vers la ville de Villa La Angostura, soit vers la frontière chilienne. Nous décidons de faire le détour par la ville à 10km. Nous en profitons pour refaire des provisions, charger les batteries et contacter nos futurs hôtes. Le camping y étant très cher, nous décidons de refaire les 10km en sens inverse en fin d’après-midi.

Lago Espejo Grande
Lago Espejo Grande
Lago Espejo Grande
Lago Espejo Grande et nous 🙂

Après pas mal de recherches, nous trouverons notre lieu de bivouac juste après la bifurcation, sur la route vers le Chili. Peu cachés, puis un peu plus grâce à un mur de branchages made in Kristell, nous y dormirons bien, seulement visibles des rares marcheurs.

Une des nombreuses créations culinaires de Fabien : la polenta au chocolat. Non concluant
Une des nombreuses créations culinaires de Fabien : la polenta au chocolat. Non concluant

Bivouac à la bifurcation vers la frontière – Bivouac après le poste frontière chilien : Retour au Chili

Comme à peu près tous les jours, notre trio n’est pas très matinal et c’est vers 9h15 que nous prenons la route. On s’attend à avoir pas mal de montées (environ 500m) pour atteindre le col des Andes entre l’Argentine et le Chili. Mais voilà, après quelques kilomètres de côte, la route descend sérieusement. On file à toute vitesse dans la forêt. A un moment, un aigle vole au-dessus de nous et nous  le suivons, comme dans les films américains.

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Kristell à fond pour attaquer les Andes et retourner au Chili

A 1km du poste frontière argentin, nous remontons une file de voitures. Passer la douane à trois est beaucoup plus facile. En une demi-heure et sans aucun contrôle, nous voilà repartis à l’assaut du Chili. La douane chilienne est située à 40km de là et pour l’atteindre il faut passer un col à un peu plus de 1300m. Il fait chaud. La montée est un calvaire à cause des taons et d’énormes mouches noires et rouges qui nous attaquent et nous piquent. Par moment, il y en a tellement autour de nous que nous sommes obligés de nous arrêter pour ne pas tomber en essayant de les chasser. La seule technique efficace est de fuir à plus de 30km/h. Autant dire que nous souffrons un long moment. Les nerfs sont mis à rude épreuve et il nous est impossible de faire une pause pour le déjeuner.

Camille et Fabien, profession : chasseurs de tabanos
Camille et Fabien, profession : chasseurs de tabanos

Après quelques recherches sur internet, voici les premiers taons qui nous ont attaqués : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tabanidae et voici les tabanos qui nous ont tant ennuyés : http://www.fotonaturaleza.cl/

Une fois le col atteint et après quelques montées et descentes, c’est de la pure descente sur 15km. Vers 16h, nous arrivons au poste chilien où nous trouvons un coin d’herbes pour déjeuner et nous reposer. Après 30min de démarches administratives, une fouille complète des bagages et la confiscation des lentilles de Camille par le douanier, nous voilà officiellement au Chili. Nous ne continuons pas bien longtemps la route et nous trouvons un abri derrière une église. Nous montons les tentes près d’un champ de moutons. Nous restons à l’abri un moment pour ne pas subir l’assaut des mouches.

Rio Pireco
Rio Pireco

Bivouac après le poste frontière chilien – Bivouac près de la rivière avant Nochaco : apprentissage d’un nouveau mot espagnol « Tabanos »

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Super lieu de bivouac derrière la chapelle à côté d’un champ de moutons

Ce matin, le réveil est matinal car deux moutons bêlent près de nos tentes : ils se sont retrouvés coincés du mauvais côté de leur barrière. Nous roulons bien en début de journée car nous enchaînons plus de descentes que de montées. Notre vitesse nous permet de ne pas être suivis pas trop de mouches.

Le paysage d’aujourd’hui est vraiment magnifique. Nous longeons le lac Puyehue et nous voyons les volcans Puntiagudo et surtout le Osorno qui va nous accompagner sur plusieurs jours. Notre chemin est coloré de nombreux hortensias. Nous déjeunons au bord du lac à Entre Lagos. Nous poursuivons notre chemin sur une route de campagne. Les cartes nous annonçaient des kilomètres de ripio (piste) mais nous aurons finalement une belle route asphaltée avec une piste cyclable !

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Premier contact avec le volcan Osorno
Lago Puyehue
Lago Puyehue

Au détour d’une côte, nous rencontrons deux cyclotouristes savoyards (cyclopedieblog.wordpress.com) avec qui nous partageons nos aventures et mésaventures. Ils nous informent qu’une grosse montée nous attend, suivie par plusieurs kilomètres de plat. En effet, nous terminons la journée au milieu d’une forêt d’eucalyptus sur une route plate. Et oui, finalement ça existe des routes plates ! Près de la rivière, nous trouvons un petit chemin s’enfonçant dans la forêt où nous trouvons un tranquille spot de bivouac. Nous profitons de notre soirée pour planifier nos deux prochaines étapes jusque Puerto Montt.

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Enfin une route plate ! Une plantation d’eucalyptus qui fera un bon lieu de bivouac

Bivouac près de la rivière avant Nochaco – Bivouac au bord du lac Llanquihue : petit moment de nostalgie à la campagne

La journée commence par un « C’est fou ça ! » de Camille en apercevant un animal toujours non identifié (un genre de cervidé). Nous avons pensé à un pudu, mais après en avoir vu à Chiloe, ce n’est pas ça non plus.

En cette matinée nuageuse, nous roulons sur une route nous rappelant la Normandie (pour Camille) et la Bretagne (pour nous). Après ces quelques kilomètres, nous retrouvons la circulation, les petits villages (avec beaucoup de noms allemands) mais aussi les tabanos (ces taons ressemblant à de grosses mouches rouges et noires).  Ces insectes sont une invasion et gène tout le monde. On voit même une dame avec une raquette de badminton et on pense sérieusement à acheter des raquettes électriques pour se protéger.

Un petit air de l'ouest de la France avec les volcans en plus
Un petit air de l’ouest de la France avec les volcans en plus
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Atmosphère mystique au pied du volcan Osorno

Pour le déjeuner, nous sommes obligés de rentrer dans un restaurant pour nous abriter des attaques de taons. Manque de chance, le restaurant est très cher, nous nous contenterons d’une boisson pour passer un peu le temps. On y apprend que la période des tabanos est du 1er au 22 janvier. Ouf, c’est bientôt fini, nous sommes le 20 !

La technique de Fabien pour attraper les tabanos
La technique de Fabien pour attraper les tabanos : le sac plastique

L’étape d’aujourd’hui nous offre une magnifique vue sur le volcan Osorno ainsi que sur le lac Llanquihue que nous longeons un moment. Nous passerons également à Ensenada, ville touchée en avril dernier par l’éruption du volcan Calbuco.

Lago Llanquihue
Lago Llanquihue

En fin de journée, nous continuons sur notre piste cyclable en nous arrêtant régulièrement pour prospecter d’éventuels lieux de bivouac. Les recherches ne seront pas faciles, mais nous trouverons finalement un super endroit au bord du lac. Après une petite baignade pour Fabien, au milieu de crabes orange fluo, nous nous reposons pour une belle soirée.

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Le volcan Osorno surmonté de la Lune
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Bivouac au bord du lac Llanquihue

Bivouac au bord du lac Llanquihue – Puerto Montt : Dernière étape de notre tour des lacs à travers les Andes

Le réveil est un peu plus tard que les autres jours. L’étape du jour n’étant pas très longue, ce matin c’était grasse matinée.

En partant, on croit voir André, un cyclotouriste allemand, que nous savons à quelques kilomètres de nous. Nous tentons de le rattraper, mais c’est en réalité un cyclotouriste argentin (ayant roulé avec André la veille). Il fera ensuite quelques kilomètres avec nous. Il nous attend régulièrement après de grosses montées où nous peinons à le suivre.

Nous longeons le lac encore jusque Puerto Varas et nous serons récompensés de nos kilomètres vallonnés par une magnifique vue sur le volcan.

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On admire une dernière fois le volcan Osorno flottant sur les nuages

Pour nous rassurer, l’argentin nous dit qu’entre Puerto Varas et Puerto Montt c’est plus plat. C’est complètement faux et dès la sortie de la ville on passe par un mirador. En chemin, nous traversons le village d’Alerce pas très avenant et nous rappelant une cité ouvrière. La route est peu agréable avec beaucoup de circulation et peu de place pour nous.

Nous arrivons sur les hauteurs de Puerto Montt et il nous faut tout redescendre pour atteindre la ville et le port. Après avoir dévoré une bonne pizza, nous partons vainement à la recherche d’un hôte. Nous n’avons pas trop envie d’aller jusqu’au camping qui est à quelques kilomètres à l’extérieur de la ville avec de bonnes côtes pour l’atteindre. On visite un peu la ville à vélo, écoute une fanfare sur la place principale puis vers 19h on trouve un couchsurfer, Simon, qui accepte de nous héberger. Nous sommes bien accueillis, et pouvons tout remettre au propre : nos affaires et nous. Nous prenons également une journée de repos bien méritée après cette traversée de la région des lacs et avant de filer vers l’île de Chiloé.

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Méga plat de lasagnes chez Simon pour se requinquer

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